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Researcher Dr. Robert Kridel

Faire progresser les soins personnalisés avec le Dr Robert Kridel

Lorsqu’on entend l’expression « cancer du sang », on peut avoir l’impression qu’il s’agit d’une seule maladie. En réalité, il existe 137 types de cancers du sang, chacun ayant ses propres réalités pour les plus de 155 000 personnes actuellement en traitement ou en rémission au Canada. Le Dr Robert Kridel, récipiendaire de la subvention Catalyseur en intelligence artificielle et cancers du sang de la Société de leucémie et lymphome du Canada (SLLC), travaille à mieux comprendre certaines des formes les plus courantes de cancers du sang afin de contribuer au développement d’options de soins davantage personnalisées.

Clinicien-chercheur spécialisé dans les lymphomes, le Dr Kridel s’est d’abord intéressé à l’étude des cancers du sang pendant ses études en médecine, fasciné par les liens étroits entre ces maladies et le système immunitaire. « Les lymphomes prennent naissance au sein même du système immunitaire. Il y avait tant de choses à apprendre et à comprendre, et cette intersection entre les lymphomes et le système immunitaire présente à la fois des défis et des possibilités sur le plan thérapeutique », explique-t-il.

Les deux sous-types de lymphome au cœur des recherches du Dr Kridel sont le lymphome folliculaire et le lymphome diffus à grandes cellules B, puisqu’ils figurent parmi les formes les plus fréquentes de cette maladie. Ses travaux portent notamment sur la résistance aux traitements, qui demeure l’un des plus grands défis dans la prise en charge des cancers du sang. Malgré les progrès thérapeutiques, de nombreuses personnes connaissent une rechute. Des chercheurs comme le Dr Kridel s’efforcent de comprendre comment les cellules tumorales et leur environnement contribuent à la persistance de la maladie malgré les traitements actuellement disponibles. L’espoir est qu’une meilleure compréhension de ces mécanismes mènera à des traitements plus efficaces à l’avenir.

C’est ici que les travaux du Dr Kridel prennent tout leur sens. Grâce à la subvention Catalyseur en intelligence artificielle et cancers du sang de la SLLC, le Dr Robert Kridel explore comment l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage automatique peuvent contribuer à détecter et à surveiller les lymphomes à partir d’un simple échantillon sanguin.

Cette approche pourrait révolutionner la prise en charge des patients en permettant des méthodes de détection et de suivi potentiellement moins invasives. En analysant plus efficacement des signaux biologiques complexes, ces technologies pourraient aider à confirmer la présence d’un lymphome avec une plus grande précision, à distinguer différents sous-types de la maladie et à suivre son évolution ainsi que sa réponse aux traitements au fil du temps.

Les soins personnalisés, définis comme une approche qui adapte les soins médicaux aux besoins, aux préférences, à la génétique et au mode de vie propres à chaque personne, prennent une place de plus en plus importante dans les domaines de la médecine et de la recherche. Grâce à l’IA et à l’apprentissage automatique, les traitements médicaux et oncologiques pourraient être ajustés en fonction de la réponse unique de chaque personne aux différentes thérapies.

« Nous espérons qu’à l’avenir, nous pourrons utiliser ces tests pour orienter le choix du traitement, sa durée et son intensité selon la réponse observée chez chaque patient », explique le Dr Kridel.

Une telle approche pourrait également permettre aux médecins de prendre des décisions thérapeutiques plus éclairées et en temps réel.

Toutefois, malgré cet élan prometteur dans la recherche sur les cancers du sang, une réalité demeure : l’incertitude économique qui perdure à l’échelle mondiale. Dans un contexte où tous les secteurs sont soumis à des pressions croissantes, le financement de la recherche devient de plus en plus difficile à obtenir, tandis que les coûts associés continuent d’augmenter.

Selon le Dr Kridel, les subventions offertes par des organismes comme la SLLC jouent un rôle essentiel pour maintenir l’avancement des recherches les plus prometteuses. 
« Le financement de la recherche par la SLLC demeure essentiel pour la communauté des cancers du sang, car il permet aux chercheurs d’explorer des idées novatrices et plus audacieuses qui ne correspondent pas toujours aux modèles de financement traditionnels, particulièrement en période d’incertitude économique », affirme-t-il.

Malgré les défis, les raisons d’espérer sont nombreuses. Pour le Dr Robert Kridel, chaque question scientifique ramène ultimement aux personnes et aux familles touchées par un cancer du sang. À mesure que les chercheurs disposent de nouveaux outils pour mieux comprendre les lymphomes, qu’il s’agisse des biopsies liquides ou de l’intelligence artificielle, l’objectif demeure le même : aider les personnes atteintes d’un cancer du sang à vivre plus longtemps et en meilleure santé.

En ce Mois de la sensibilisation aux cancers du sang, ses travaux nous rappellent que la recherche transforme déjà ce qui est possible pour la communauté des cancers du sang et nous rapproche d’un avenir où les soins seront encore plus personnalisés.

« Traiter des patients atteints d’un lymphome est extrêmement gratifiant, car nous constatons concrètement les résultats des progrès réalisés. En même temps, cela nous motive à aller encore plus loin et à faire encore mieux. »